Raisonner la fertilisation

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La fertilisation représente la charge opérationnelle la plus onéreuse en grandes cultures.

Cette pratique, qui joue un rôle majeur sur le rendement et la qualité des produits peut contribuer à avoir un impact sur la qualité de l’eau lorsqu’elle n’est pas correctement raisonnée.

Adapter la dose aux besoins de la plante

Les besoins de la plante en azote se calculent à partir de l’objectif de rendement. Cet objectif est déterminé à partir de l’historique des rendements obtenus sur la parcelle.

Les besoins de la plante en fertilisation phospho-potassique reposent sur l'exigence de chaque espèce cultivée, l'analyse de terre, le passé récent de la fertilisation, le restitution ou non des résidus de cultures précédentes.

Le Plan Prévisionnel de Fumure - PPF permet de prévoir chaque année,  les apports  optimums de fertilisation organique et minérale en fonction des besoins prévisibles de la plante et de l’estimation des fournitures du sol.

Ainsi raisonnés, les apports de fertilisants respectent l’équilibre entre les besoins et les fournitures, limitant ainsi les fuites dans le milieu naturel.

Le Plan Prévisionnel de Fumure PPFest obligatoire dans les cas suivants :

  • en zone vulnérable,
  • pour des élevages soumis à la réglementation ICPE,
  • dans le cadre d’une demande de certification AREA.

Fractionner les apports pour une meilleure efficacité

Les besoins de la plante dépendent de son stade de développement. Le fractionnement des apports permet d’augmenter l’efficacité des engrais azotés, en apportant l’élément au plus près du besoin.

Pour le maïs
, le premier apport doit se limiter à la dose nécessaire au démarrage de la plante, le complément étant apporté au stade 6-8 feuilles, stade auquel le maïs absorbe le plus d’azote. De plus, le maïs grain a la particularité de mieux valoriser les apports à partir du stade 6-8 feuilles.

Pour le blé tendre, trois apports d’azote sont généralement préconisés : un premier au début de tallage, le deuxième au stade « épi 1 cm » et le dernier au déploiement de la dernière feuille. Le stade « épi 1 cm » marque le début de la montaison, période de forte absorption d’azote pour le blé.

Le PPF permet de connaître de nombre d’apports à effectuer et les doses nécessaires à chaque passage. 

Assurer un épandage de qualité

Afin d’optimiser les apports, il convient de maîtriser la dose apportée à l’hectare et assurer une répartition homogène du produit.

Un épandeur contrôlé et correctement étalonné permettra de connaître la quantité apportée à l’hectare et garantira une bonne répartition sur la parcelle sous réserve que le produit ait des caractéristiques constantes.

En ce qui concerne les apports organiques, suivant les contraintes techniques (volatilisation de l’ammoniac) et/ou réglementaires (nuisances olfactives), les caractéristiques du matériel utilisé peuvent être prépondérantes.

Valoriser agronomiquement les effluents d'élevage

La bonne valorisation agronomique des effluents d’élevage permet de réduire les charges de fertilisation, de respecter la réglementation et de mieux préserver la qualité de l’eau.

  • Pour mesurer la valeur agronomique d'un effluent d'élevage, il faut prendre en compte sa date d'apport, connaître sa composition et la quantité apportée.

Comment définir la valeur fertilisante d'un effluent ?
en procédant à une analyse ou en utilisant les valeurs de références régionales

  • Il est fortement conseillé d'épandre un fumier ou un lisier homogénéisé. 

Bon à savoir
Un apport au printemps de 35 t/ha de fumier de bovins stocké au champ sur une culture de maïs grain peut permettre d’économiser plus de 100 kg/ha d’urée et satisfait largement les besoins d’un maïs en potasse.

Enregistrer les apports en fertilisants

L'enregistrement consiste, pour chaque épandage effectué, à enregistrer la date, l'îlot, le type de produit et la dose apportée à l'hectare.

L'enregistrement des apports en fertilisation minérale et organique est obligatoire dans les cas suivants :

  • en zone vulnérable
  • pour les élevages soumis à la règlementation ICPE
  • dans le cadre d'une demande de certification AREA
  • avec un engagement dans une mesure agroenvironnementale

Cette traçabilité permet d'assurer un véritable suivi technique et une transparence des pratiques de fertilisation dans le temps.

Comment faire l'enregistrement des apports de fertilisants ?
Cet enregistrement peut s'effectuer avec la fiche de suivi parcellaire (version papier ) ou sur internet avec l'application "MesP@rcelles".

 

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"Faire le PPF avec la Chambre d'agriculture, c'est une sécurité et une tranquilité d'esprit en cas de contrôle. On gagne du temps et on est sûr que le PPF est conforme". Ch.Dubayle à Mugron

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Aline CROUIGNEAU

Chargée de mission agronomie-environnement

Tél : 05 58 85 45 57

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